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ToggleQuand CFMOTO m’a proposé d’essayer la nouvelle MT-X 1000 pendant le tournage de notre documentaire dans les Pyrénées, j’étais vraiment curieux. Parce que je roule habituellement sur une Aprilia Tuareg 660 — une moto légère, agile, joueuse, avec laquelle je suis complètement à l’aise autant sur la route qu’en hors route. Passer d’une 660 à une 1000, c’est quand même tout un changement.
Je me demandais si j’allais avoir l’impression de piloter une grosse moto lourde dans les sections plus techniques. Après 2 500 km à travers les Pyrénées françaises et espagnoles, autant sur l’asphalte que dans les chemins de gravier et les sentiers, je peux vous dire une chose : cette moto m’a vraiment surpris. Et pas juste un peu.
Une 1000 qui se laisse oublier
Dès les premiers virages, il y a quelque chose qui m’a sauté aux yeux : à quel point cette moto est facile à coucher d’un côté comme de l’autre. Le centre de gravité est bas, mais une fois en selle, ça fait une vraie différence. Que ce soit dans les épingles serrées des cols ou à basse vitesse dans les chemins, la moto est étonnamment facile à contrôler.
Et pourtant, on parle d’une moto qui est pratiquement du même poids que la MT-X 800. On parle de 485 livres pour la 800MT-X et de 489 livres pour la 1000MT-X — un maigre 4 livres de différence. Assez impressionnant!
Une vraie moto de voyage
Nos journées de tournage dépassaient souvent plusieurs centaines de kilomètres. Sur ce point, la MT-X est vraiment agréable. La position de conduite est naturelle, la moto met rapidement en confiance et elle est incroyablement stable. Sur les longues courbes rapides comme sur l’autoroute, on a vraiment l’impression qu’elle est solidement plantée au sol.
J’ai aussi beaucoup aimé sa hauteur. Je mesure 5 pieds 10 et j’arrivais à poser les deux pieds au sol sans être complètement à plat. Pour une moto de cette catégorie, c’est rassurant.
La selle est peut-être un peu plus large que ce à quoi je suis habitué avec ma Tuareg, mais après plusieurs journées complètes à rouler, je peux dire qu’elle est vraiment confortable. Et impossible de passer sous silence le régulateur de vitesse : après une journée complète de tournage sous le soleil des Pyrénées, laisser son poignet prendre une pause sur l’autoroute, ça fait toute la différence. Le quickshifter est également excellent — c’est le genre de petit détail dont on ne veut plus se passer une fois qu’on y goûte.
Une technologie qui impressionne
Impossible de ne pas parler du gigantesque écran TFT. La première fois qu’on le voit, on dirait quasiment un iPad installé sur la moto. L’affichage est clair, moderne et très facile à lire, même sous le soleil de midi.
L’intégration d’Apple CarPlay et d’Android Auto est une excellente idée. Pouvoir afficher sa navigation directement sur l’écran est vraiment pratique. Et l’écran est même tactile — même si, honnêtement, je ne l’ai pas tant utilisé en roulant.
Ce qui m’a vraiment impressionné, c’est l’application mobile de CFMOTO. Je ne pensais pas l’utiliser autant. Elle permet de consulter les statistiques de la moto, revoir les trajets, savoir exactement où elle se trouve, recevoir une notification si quelqu’un la déplace, et même modifier certaines configurations directement depuis l’app — comme les courbes de puissance. J’ai trouvé ça franchement bien pensé.
Sur la route… comme dans les sentiers
Notre moto était chaussée de Pirelli Scorpion, et j’ai vraiment aimé leur comportement. Ils offrent un excellent compromis entre la route et le hors route. Que ce soit sur l’asphalte, dans le gravier ou sur les pistes plus rocailleuses des Pyrénées, je ne me suis jamais senti limité par les pneus. Pour un voyage où on alterne constamment entre les deux, c’est exactement ce qu’on recherche.
Quelques points à améliorer
Évidemment, aucune moto n’est parfaite. Voici ce que j’améliorerais :
- Accès aux aides électroniques : pour changer de mode de conduite ou passer en offroad, il faut naviguer dans plusieurs menus et appuyer sur différents boutons. Ce n’est pas dramatique, mais ça pourrait être beaucoup plus simple.
- Manque de couple à très bas régime : dans les sections techniques en première vitesse, j’aurais aimé un peu plus de couple. La moto avait aussi tendance à caler plus facilement que mon Aprilia Tuareg 660 lorsque je roulais très lentement en hors route.
- Pare-brise : un peu plus de hauteur aurait été appréciée pour les longues journées d’autoroute.
Ce sont de petits détails dans un ensemble extrêmement réussi — mais des détails qui mériteraient attention dans une prochaine version.
Une moto qui attire les regards
J’ai eu la chance d’essayer la version verte. Et sérieusement… je la trouve magnifique. CFMOTO a vraiment réussi son design. Les lignes sont modernes, agressives juste ce qu’il faut, sans tomber dans l’exagération.
Notre moto d’essai était équipée d’un silencieux Akrapovič, qui lui donnait une belle sonorité, présente sans être envahissante. Comme il ne s’agit pas d’un équipement de série, comptez un supplément — mais l’effet est indéniable.
Verdict : séduit malgré moi
Je suis parti dans les Pyrénées avec une bonne dose de curiosité. Je suis revenu complètement séduit.
La CFMOTO MT-X 1000 réussit quelque chose d’assez rare : elle fait complètement oublier son gabarit. Elle est étonnamment agile, très confortable, extrêmement stable, et offre un niveau d’équipement qui rivalise avec des motos beaucoup plus dispendieuses. Écran TFT géant tactile, Apple CarPlay, Android Auto, application mobile complète, géolocalisation, modes de conduite, régulateur de vitesse, quickshifter… la liste est longue.
Oui, il reste quelques petits bogues logiciels et des améliorations ergonomiques souhaitables. Mais quand on regarde l’ensemble du produit, on réalise rapidement que CFMOTO offre énormément de moto pour le prix. On n’est plus devant une moto intéressante simplement parce qu’elle est abordable — on est devant une moto bien conçue, bien équipée et franchement agréable à piloter.
Si elle arrive un jour au Québec avec un prix compétitif, je pense qu’elle va sérieusement faire réfléchir plusieurs acheteurs.
— Yann Bissonnette, 2 500 km dans les Pyrénées
Pas encore officiellement au moment de l’essai. Cependant, CFMOTO continue d’étendre son réseau en Amérique du Nord. Si vous êtes intéressé, contactez votre concessionnaire CFMOTO le plus proche pour connaître les dernières disponibilités.
La principale différence est le moteur : la 800MT-X dispose d’un 799cc développant 91 ch, tandis que la 1000MT-X monte à environ 1 000cc pour plus de puissance et de couple. Côté poids, la différence est minime — seulement 4 livres séparent les deux motos. La 1000MT-X ajoute également Apple CarPlay, Android Auto et une app mobile plus complète.
Oui, avec certaines nuances. Équipée de pneus Pirelli Scorpion et avec une garde au sol généreuse, elle gère très bien les pistes et chemins de gravier. En revanche, à très basse vitesse dans les sections techniques exigeantes, le moteur peut manquer de couple en bas régime et avoir tendance à caler plus facilement qu’une trail plus légère comme l’Aprilia Tuareg 660.
Oui, c’est l’un des grands points forts de la 1000MT-X. L’écran TFT tactile de grande taille intègre Apple CarPlay et Android Auto de série, une rareté dans cette gamme de prix. Vous pouvez afficher votre navigation, vos appels et votre musique directement sur l’écran de la moto.
Non, le silencieux Akrapovič est un équipement optionnel testé sur notre moto d’essai. Il améliore le son et potentiellement les performances, mais il représente un coût supplémentaire. La version de série est équipée d’un échappement standard de bonne facture.