Les trucs à Mylduc – Au chaud et au sec

Comment prolonger la saison de moto au chaud et au sec.

Il y a plusieurs années, on pouvait rouler à l’année en moto. Je me souviens d’un 10 mars 2004 où il faisait 24 degré Celsius et j’avais sorti ma moto pour une belle randonnée. Ou encore un vieux souvenir de famille lors du mariage de mes parents en 1970, ils se sont mariés fin février en moto et avec un cortège de motards. À la sortie de l’Église, ma mère me racontait qu’il neigeait. J’ai dans mon entourage quelques motocyclistes qui ont connu cette époque.

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Mais depuis le 15 décembre 2014 le Gouvernement et le Ministère du Transport ont établi une nouvelle réglementation sur l’obligation des pneus d’hiver sur certains véhicules, dont les motos. Créant du même coup le retrait de plusieurs motos du réseau routier en dehors de la saison estivale des motocyclistes. Cette année c’est en date du 1er décembre que les pneus d’hiver sont obligatoires. On sait le reconnaître avec son pictogramme du flocon de neige dans la montagne.

Je ne veux pas créer de débat sur le remisage ou non des motos, et/ou encore le prix des plaques pour une période toujours plus restreintes d’année en année. Ou encore qui sont les vrais de vrais motocyclistes, ceux qui roulent encore. Je veux juste vous donner mes trucs pour étirer les plaisirs de faire des randonnées de motos au chaud et au sec.

Comme plusieurs de nos lecteurs le savent, je suis à ma septième saison comme instructeur moto. J’ai mon permis depuis 24 ans et je vis dans le monde de la moto depuis 47 ans. Tout ça pour dire qu’on finit par acquérir de l’expérience et développer des trucs pour être confortable. Avec mon travail, je ne choisis pas mes belles journées pour des randonnées. Hé oui, je travaille beau temps mauvais temps. Vous savez aussi que le confort en moto n’est pas un luxe, mais une question de sécurité.

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Plusieurs de mes élèves me questionnent sur les conditions et les dangers de conduire en automne. J’aime bien préciser que rouler à 8 degrés Celsius en automne n’est pas pareil comme un 8 degrés au printemps. La masse thermique du sol n’est pas la même. Le sol n’a pas encore gelé et le soleil réchauffera l’asphalte plus rapidement, contrairement au printemps ou le sol n’est pas encore dégelé et il sera plus long à réchauffer. On doit faire attention aux pertes d’adhérence mais on a moins de risque d’avoir des grosses plaques de glace sur la route. Par contre on se doit d’être vigilant pour la rosée en début et fin de journée qui pourrait aussi camoufler de la glace noire.  Tout comme les amas de feuilles mortes qui s’accumulent au sol et peuvent parfois être une cause de perte d’adhérence. Nous devons être vigilants malgré tout et adapter notre conduite aux conditions et à l’environnement dans lequel nous circulons. Il y aura de bonnes chances de croiser des machineries agricoles qui laissent des débris sur les routes et c’est tout à fait normal lors des travaux des récoltes aux champs. Il y aura aussi plus de risques de croiser des animaux qui cherchent à s’alimenter et se faire des réserves avant la saison hivernale. Je pense aux chevreuils et aux dindons sauvages de plus en plus présents dans nos régions. Mais mis à part ces quelques dangers, l’automne est une de mes saisons préférées pour rouler à moto. Il y a tout un spectacle de couleurs et d’odeurs que nous pouvons apprécier !

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Mon travail d’instructeur moto m’amène à rouler dans des conditions parfois extrêmes et sur de longues journées, soit très tôt le matin et/ou tard le soir. Mais pour mon bon plaisir et mes loisirs, j’essaie de planifier mes randonnées lorsque le soleil est à son plus fort, pour profiter de cette belle chaleur et des couleurs automnales.

La direction des vents et leur vitesse sont aussi à prendre en considération pour se vêtir. Une température est beaucoup plus froide avec un vent venant du nord qu’une même température avec un vent venant du sud. La vitesse des vents intensifie la déperdition de chaleur !

Pour profiter au maximum d’une belle journée automnale ou même printanière, on doit bien s’équiper.

L’idée de se vêtir avec des multicouches est très intéressante. Par contre on ne doit pas être trop ajusté ou trop serré car cela créera l’effet inverse en plus de nous contraindre dans nos mouvements. En moto, il est primordial d’avoir une facilité à bouger, surtout les extrémités comme notre tête, les mains et les pieds. L’idée c’est d’avoir une première couche près du corps qui nous tient au chaud et qui n’absorbe pas l’humidité. Il faut privilégier des fibres synthétiques qui sèchent très vite. 

À cette période de l’année, les équipements pour les activités d’hiver commencent à sortir sur les tablettes des magasins de sport et plein-air mais aussi les magasins d’équipements motos qui ont souvent aussi des gammes de produits pour la motoneige.

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Et dans ce créneau, j’affectionne  particulièrement les sous-vêtements DRYTEX de Louis Garneau. La collection offre deux types de sous-vêtements pour 3 niveaux de chaleurs voulus. J’apprécie vraiment celui en polar de niveau très élevé soit le DRYTEX 4000 de même que le DRYTEX 3000 qui peut être porté sous le premier ou encore de façon individuelle tout les deux. Ces sous-vêtements conservent parfaitement la chaleur corporelle et permettent aussi une bonne gestion de l’humidité. Ils ont été conçus avec les coutures anti-irritations et prennent la forme du corps en position assisse avec les genoux et les coudes articulés. De plus ils  sont faciles d’entretien et conservent très bien leurs qualités même avec un usage intensifs comme je leur fait subir !!! 

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Équipements chauffants.

C’est la crème de la crème du confort pour les temps plus frisquets ou même par temps pluvieux. Il y a une multitude de produits maintenant sur le marché. MagazineMoto.com apprécie vraiment beaucoup les produits ConforTeck de Drummondville. Ils sont de très bonne qualité et même avec un usage intensif comme celui que je fais subir à mon sous-manteau chauffant il est encore en très bon état et ne se détériore pas. Ils ont une belle gamme de produits allant des semelles chauffantes, au pantalon, sous-manteau et les gants chauffants qui se connectent à la batterie de la moto. C’est un très bon investissement que l’on peut prévoir amortir sur plusieurs saisons et qui nous tiendra au chaud pour maintes années.

Il y a aussi les poignées chauffantes.

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Un indispensable !!! Même en temps de pluie vous les apprécierez.
J’ai pour ma part sur deux de mes motos les poignées chauffantes de la compagnie Oxford, distribué par Kimpex. Facile d’installation et très polyvalentes. Elles m’aident même à ne pas engourdir des mains et me permettent de garder ainsi une flexibilité jusqu’au bout de mes doigts.

Des trucs peu coûteux et abordables !

Les pieds au chaud et au sec, laine de mérinos et bas imperméables.

J’ai découvert cette année après plusieurs essais et recherches d’informations, deux éléments qui sont devenus indispensables dans mes « je les apporte partout !!! ». Pour un pied bien au chaud je vous recommande fortement les bas avec plus de 50% de laine de Mérino qui est une fibre naturelle ultralégère et respirante. Elle est aussi efficace par temps chaud que par temps froid. J’ai pour ma part adopté les bas Hibernate de Klim. Tellement faciles d’entretien et qui m’a surprise car le fabricant suggère simplement de retourner le bas à l’envers, de laver à l’eau chaude et sécher à la machine à basse température. Quoi de plus facile !

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Mon autre découverte, ce sont des bas imperméables. Ceux-là je les ai cherché pendant des années ! J’ai finalement trouvé mon bonheur dans une boutique d’équipements de coureurs ou de joggeurs. C’est un bas complètement imperméable et qui respire, mieux encore que la membrane de Goretex. C’est la compagnie DexShell qui nous fait ce plaisir pour nos pieds. Ils sont conçus avec trois couches dont celle intérieure est composé de laine de Mérino. Je les ai adoptés et je les ai toujours avec moi dans mes bagages de motos. Finis les soucis des bottes qui prennent l’eau. Cette chaussette revient beaucoup moins dispendieuse qu’une paire de bottes de plusieurs centaines de dollars. Pour moins de soixante dollars vous aurez toujours les pieds au sec !

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Le moteur une source de chaleur.

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J’adore utiliser la chaleur du moteur par temps plus froid. Je partage souvent ces  trucs très économiques avec mes élèves. Je leur montre à s’arrêter et se réchauffer les mains à la base du moteur avec leurs gants. Ne faites pas ça les mains nues ! On peut aussi lors d’une pause, placer et laisser nos gants sur la tête du moteur. Ceci permet d’enlever un peu d’humidité dans les gants et surtout avoir des gants chauds lorsque l’on reprend la route.

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Équipements de pluie pour couper le vent.

Par temps froid, on ne pense pas toujours à utiliser un bon imperméable pour couper le vent qui est souvent à l’origine de la perte de chaleur de notre corps. On a la possibilité de conserver nos équipements de protection sous l’imperméable.

Utiliser ce que l’on a déjà.

Parfois on doit faire des choix dans notre budget, et prendre le temps de regarder ce que l’on a déjà à la maison peut devenir fort utile. Comme d’utiliser un manteau et un pantalon d’hiver par-dessus nos équipements de moto.

Des gants de vaisselle ou des gants de produits chimiques que l’on peut porter par-dessus nos gants de motos. Prendre une grandeur qui nous permet de bien bouger les mains sans être ni trop petit ni trop grand. Cela peut nous éviter d’avoir à porter des gants trop épais qui limiteront les mouvements des doigts. Placer les gants autant que possible par-dessus nos manches de manteaux pour ainsi éviter que le vent et/ou la pluie n’entrent le long de nos bras.

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N’oublions pas la tête et le cou. Pour ma part c’est l’endroit où je ressens le plus vite le froid. Je ne néglige jamais les courants d’air au niveau du cou. Il existe une multitude de caches-cou et cagoules sur le marché. Vous avez l’embarras du choix que se soit en cuir, en néoprène ou encore en polar.  Pour ma part j’ai toujours avec moi un cache coup que je porte aussi autour de la tête lorsque j’enlève mon casque. J’affectionne la marque Buff, et devinez quoi ? Ils en font en laine de Mérino et sont vendus dans les boutiques de plein air !

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Alors voilà, voici quelques trucs pour que vous puissiez profiter au maximum des belles journées et ainsi étirer votre saison de moto.

Je vous souhaite chaleureusement bonne route.

Mylène Bolduc, Instructeur Moto
Chroniqueuse et pilote d’essai
MagazineMoto.com